Campagne Décoration
Laissez-vous inspirer et envoûter par la poésie de Pascale Palun, créatrice de Vox Populi. à l’heure du réveillon, elle a concocté un menu aussi magique que ses décorations.
photo Patrick Van Robaeys
En Avignon, depuis plus d’une décennie, une fée brune se plaît à insuffler une nouvelle vie aux objets oubliés. Pascale Palun, créatrice de la marque de décoration Vox Populi, réinvente le passé avec une grâce à nulle autre pareille. Chez elle ou dans son atelier, les lampes se chapeautent de vieux manuscrits ou de couronnes de mariées, des fuseaux de dentellières croisent des collections de cols durs, les portraits d’ancêtres s’affichent sur des coussins en lin surdimensionnés.
Sur la photo : Pour sublimer sa petite salle à manger, Pascale fait scintiller le verre et le cristal. Les pampilles du lustre et de la girandole (Vox Populi) s’animent à la lueur des flammes. Bougies parfumées en pot de céramique (Voluspa). Nappe brodée à jours Venise marron glacé (Yves Delorme). Cadeaux recouverts de papier peint (Designers Guild).
photo Patrick Van Robaeys
Modelées par son esprit fantasque, ses sculptures-luminaires ressemblent à des apparitions. En fil de fer rouillé, leurs silhouettes insolites émergent sous forme de château, de montgolfière, de navire, de parapluies anciens ou se couvrent d’étincelantes pampilles en cristal. Pascale aime l’accumulation des choses et sa maison lui ressemble : surprenante, originale, étonnante.
Sur la photo : Spectacle enchanteur que ces petits rats d’opéra, bien alignés sur la cheminée.
Le réveillon s’annonce bien, le champagne est au frais et une délicate odeur d’orange confite accueille les invités. La maison, précédée d’une cour-jardin, est à l’abri de la rue et du regard des passants. Parenthèse hors du temps, elle semble être le lieu de rendez-vous, ce soir, d’une nuée d’âmes angéliques et volatiles. Les visages des ancêtres regroupés sur les cousins sont sereins, presque réjouis !
Sur la photo : Transparence cristalline d’une vaisselle en verre moulé et gravé. Bol à oreilles pour le soufflé (Elgin), assiette festonnée (La Rochère), linge de table en lin brodé ton sur ton (Yves Delorme), le tout rehaussé par une guirlande lumineuse (Coming B). Couverts de famille en argent avec motif de médaillon.
Photo Patrick Van Robaeys
De graciles figurines de danseuses en tutu blanc et vaporeux prennent la pose sous des globes de verre, dans un scintillement de lumières, face à l’éclat étrange d’un miroir au mercure piqué par le temps. Sur la table, longue et étroite, des champignons ont poussé au milieu des verreries!
Pièce montée briochée à la mousse de chocolat blanc et à la fleur d’oranger
Pour 12 personnes :
- 2 brioches plates de diamètres différents
- 1 panettone
- 1 trentaine de biscuits à la cuiller
- 1 vingtaine de dragées blanches
- 1 douzaine de meringues rondes et blanches
- 1 vingtaine de boules en sucre argent
- Sucre glace
- 2 souris en velours
- Pour la mousse : 400 gr de chocolat blanc de bonne qualité, 4 cuillers à soupe de lait, 4 blancs d’oeufs 1 pincée de sel fin, 1 grosse brique de crème liquide (50 cl), Fleur d’oranger pour la cuisine
Préparation de la mousse la veille : faites fondre le chocolat avec le lait au micro-ondes et mélangez-le une fois fondu. Battez les blancs en neige avec le sel. Montez la crème liquide en crème fouettée en ayant au préalable mis au congélateur la jatte, les pales du batteur et la crème pendant 1 h. Incorporez la crème et les blancs dans le chocolat en mélangeant délicatement, ajoutez 6 gouttes de fleur d’oranger et mettez au réfrigérateur une journée.
Montage le jour même : posez l’une sur l’autre les 2 brioches plates sur un plat rond, ajoutez le panettone, enlevez-lui la partie bombée du haut avec 1 couteau et évidez l’intérieur. Entourez la brioche de biscuits à la cuiller après l’avoir remplie avec la mousse au chocolat, formez un couvercle en taillant en biseau les biscuits restants. Décorez de dragées, de meringues et de perles d’argent. Servez rapidement.
Photo Patrick Van Robaeys
Ici, pas de sapin traditionnel mais un symbole de la Provence : un olivier en pot entouré de paille, humble et magnifique, s’illumine de quelques lueurs semblables à des étoiles filantes. La maison est petite, intime et douce et son mobilier chiné se mêle harmonieusement : chaises dépareillées et rouillées, banquette et fauteuils italiens, boiseries d’église et curiosités.
Sur la photo : La toute petite cuisine de Pascale et Bruno mélange avec charme le bois peint des placards, la pierre, le fer rouillé d’une chaise ancienne et un vieux timbre d’office.